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GENERALITES SUR LES GRAINES

BIENVENUE SUR CARPE PASSION 63

Définition d’une graine :

 

une graine est une plante en devenir qui vit au ralenti. Suivant les conditions de conservation (au sec et à l’abri de la lumière), il est possible de stocker les graines pendant longtemps. Ces dernières, si petites soient elles, ont un potentiel nutritionnel exceptionnel. Elles se conservent plusieurs mois voire plusieurs années. On distingue les graines oléagineuses, céréalières et légumineuses. Note importante : si vos graines sont perforées c’est que les charançons ont élu domicile. Dans ce cas, il vaut mieux s’en débarrasser. De plus, les oléagineuses comme l’arachide… ont tendance à rancir. Il ne faut donc pas attendre trop longtemps pour les utiliser. Pour faire dans la généralité, évitez de les stocker plus d’un an.

 

Définition d’un acide aminé essentiel :

 

c’est un acide aminé qui ne peut pas être synthétisé par l’organisme mais qui lui est indispensable. Il ne se retrouve que dans l’alimentation. Les acides aminés essentiels sont au total de 8 : tryptophane, phénylalanine, thréonine, valine, leucine, isoleucine, lysine et méthionine. Ils doivent être tous présents le même jour et dans un bon équilibre pour qu’ils aboutissent à une protéine.

 

Aujourd’hui, nous utilisons les graines d’une façon complètement différente de celle de nos grands-parents. En effet, avant l’utilisation des bouillettes et surtout avant la mode carpiste, les pêcheurs de carpe ne pêchaient qu’à la graine. Le maïs, le blé mais aussi la fève étaient les plus répandus. Non seulement ils amorçaient avec, mais surtout, ils pêchaient avec. De nos jours, on se rend compte que pour beaucoup de carpistes la graine permet d’amorcer en grosse quantité à prix très réduit. De plus, graine rime souvent avec amorçage massif.

 

Cependant, peu jouent la carte de l’eschage à la graine, la reine bouillette suscitant beaucoup plus d’espoir !!! Une des principales qualités des graines est que les carpes les assimilent très rapidement. Quand on voit par instant la frénésie alimentaire que peuvent déclencher les graines sur nos cyprins, il est quand même dommage de ne pas les exploiter pleinement. Surtout que la diversité des graines est inépuisable, même si certaines sont plus connues que d’autres. Les graines peuvent être cuites, crues, grosses, petites, germées, fermentées, denses ou non…Un paramètre avec lequel on peut jouer est la couleur des graines.

 

Tout dépend si nous voulons contraster avec le fond ou pas. La densité de l’appât est aussi importante. Des graines légères font merveilles sur des fonds mous. En revanche, ce type de graine est à proscrire en rivière car le courant leur fera faire un voyage inoubliable. Pour l’eschage, il est possible de jouer sur la cuisson ou de simplement les faire tremper (du moins pour certaines). Jouer la carte de la différence est chose aisée avec les graines. Faut-il s’en donner les moyens. C’est ainsi qu’il est important de connaître leurs propriétés pour maîtriser leur préparation et leur utilisation. Le hasard n’a pas sa place. Il faut pour cela se pencher sur leurs caractéristiques. Ainsi les graines peuvent se classer selon 3 grandes catégories :

 

– Les légumineuses comme les fèves, les haricots, les pois…

 

– Les céréalières comme le maïs, le blé…

 

– Les oléagineuses comme l’arachide, le tournesol…

 

Par ce classement, il est déjà plus facile d’y voir clair. Car évidemment, suivant les conditions de pêche, il sera plus judicieux d’utiliser tel ou tel type de graine voire même de les associer pour arriver à proposer un menu équilibré à l’assimilation parfaite. Les graines sont riches en acides aminés dont l’organisme de la carpe a besoin. Cependant pour la carpe (comme pour nous d’ailleurs), il est préférable de manger plusieurs graines le même jour plutôt qu’une chaque jour.

 

En effet, chaque graine ne possède pas la totalité des 8 acides aminés essentiels. L’assimilation ne se fait que s’il y a bon équilibre de la totalité de ces 8 acides aminés. Ces derniers aboutissent à des protéines indispensables à de nombreux processus biologiques. Comme préconisé dans certains régimes alimentaires, il est très intéressant d’associer des céréalières avec des légumineuses. Les céréalières étant des graines limitantes en lysine et suffisantes en méthionine alors que les légumineuses sont des graines limitantes en méthionine et suffisantes en lysine. La seule graine qui est suffisante en méthionine et en lysine est la graine de chènevis (ce n’est pas la moins efficace !!). Attention tout n’est pas si simple quand même… Mais un mélange de graines diversifiées permettra de proposer ces 8 acides aminés essentiels qui ne se stockent pas dans l’organisme. D’où la nécessité d’un équilibre journalier.

 

Liste des graines Lysine+Méthionine- :

Pois chiche, pois, lentille, haricot…

 

Liste des graines Lysine-Méthionine+ :

Maïs, avoine, millet, blé…

 

Outre cette association indispensable, chaque graine a des particularités qui lui sont propres comme la forme, la taille, la conservation… Avec les connaissances que nous avons sur toutes les graines, il est plus évident de mettre en place une stratégie d’amorçage en fonction des conditions de pêche. L’amorçage doit attirer nos chères mémères voire d’autres poissons. Si la tactique consiste à déclencher une concurrence alimentaire entre tous les poissons blancs, il sera préférable d’intégrer des graines de petites tailles. Au contraire, si la tactique consiste à ne sélectionner que des gros poissons, il faudra utiliser des graines susceptibles de n’intéresser que les carpes. Les graines peuvent également nous rendre de précieux services en présence de poissons chats ou d’écrevisses.

 

L’eschage et donc la présentation peuvent prendre toutes les formes voulues (à fond, flottante, équilibrée, montage tricheur…) Tout type de graine peut être esché en utilisant différents types de matériaux (boggey, filet antichat, maggot clip…). Place à l’imagination.

Conseil: Avant l’étape de trempage il est fortement conseillé de laver les graines pour éliminer toutes substances ou déchets qui pourraient leur donner un mauvais goût.

 

La plupart des graines demandent un temps de trempage d’au moins 24h. Il ne faut pas hésiter à mettre beaucoup d’eau car les graines absorbent énormément. Concernant l’eau utilisée, le mieux est celle de la destination de pêche mais dans ce cas, il faut habiter à deux pas des lieux convoités. Le trempage est indispensable pour des raisons de santé de nos cyprins. En effet, utiliser des graines sans les faire tremper entrainerait un gonflement de celles-ci dans leur intestin. De plus, le trempage permet de réduire au maximum le temps de cuisson qui a tendance à détruire les qualités nutritionnelles. Ayez toujours en tête les glands qui tombent dans l’eau et qui pourtant non cuits, sont consommés par dame carpe. Alors, quand on peut se passer de la cuisson, il ne faut pas s’en priver.

 

La germination des graines : une question de choix…..

Gégé Le pêcheur

On m'appelle Gégé le pêcheur , ma passion c'est la pêche et plus précisement la pêche à la carpe. C'est un plaisir de partager mes connaissances avec vous à travers mes articles de Blog.

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