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Si tu aimes l’eau, va à EMLO !

Ayant trois nuits à passer au bord de l’eau, dans un endroit qui soit assez pratique pour l’installation car madame m’accompagne, je choisis d’aller à EMLO. Après quelques renseignements pris auprès de Nicolas Grenet, qui a pêché deux semaines avant moi, je prends contact avec un autre Nicolas, Nicolas Sauron, le propriétaire du plan d’eau d'emlo. Nous avons donc rendez-vous avec lui le lundi à 12 heures.

 

Arrivés au point de rencontre, nous attendons à peine 5 minutes et Nicolas arriva. Le contact fut excellent, Nicolas est très accueillant. Nous finissons d’arriver au plan d’eau puis une petite visite des postes avec les explications du maître des lieux qui connaît parfaitement chaque mètre carré de l’endroit. On sent un réel investissement de ce passionné dans la réussite de son projet (Nicolas étant lui-même pêcheur de carpe). Quelques mots sur le cheptel composé de deux cents poissons environ et nous allons nous installer, laissant Nicolas repartir travailler.

 

Ma femme, Sandrine, commence de monter les biwys pendant que je détermine ma stratégie de pêche. Le fait d’être tout seul sur le plan d’eau, me donne le privilège de m’étaler un peu. Petit rappel, l’étang étant tout en longueur et pas très large, les postes sont par conséquent en ligne. (Amateur de grands espaces, vous devez prendre cela en compte, plutôt que de vous plaindre en arrivant !) Ayant beaucoup de place donc, je mets mes trois cannes assez éloignées les unes des autres avec des stratégies d’amorçages et des parfums différents. A première vue, la berge opposée est assez fréquentée vu les sauts et les fouilles que j’ai pus observer. Je place une première canne au poste 2 puis les deux autres jusqu’au poste 4.

 

A 18 heures, tout est enfin en place. Une petite visite du boss des lieux, et là, première touche après quelques minutes. Le poisson se décroche devant l’épuisette ! Tant pis… La soirée et la nuit se passent sans le moindre « bip » sur ma centrale mais le ciel se déchaîne toute la nuit déversant des trombes d’eau sur le biwy. Au petit matin, le plan d’eau a monté de dix centimètres ! Je replace une des cannes et, le swinger à peine remis, le détecteur se met en action. Quelques minutes d’un superbe combat – car pêchant près d’un arbre, la prise de combat fut tonique – et je mets un très joli poisson à l’épuisette.

 

La matinée se termine par deux décroches, dont une à vingt centimètres de l’épuisette, que Sandrine venait de mettre à l’eau. Nous l’avons vu, c’est déjà ça, mais encore un très beau fish ! Cela confirme les dires de Nicolas sur le potentiel de son cheptel.

A midi, j’enregistre une nouvelle touche sur la canne du poste 2 et là… la correction ! Ma canne pliée au maximum de ce qu’elle peut donner, la main sur la bobine de mon TS déjà serré, je ne peux prendre ne serait-ce que vingt centimètres de fil. Elle longe trente mètres de berge et rentre dans l’arbre qu’elle connaît sûrement très bien ! Un sentiment d’impuissance me traverse le corps.


De mémoire, je n’ai jamais connu une telle puissance ! (Mon bras s’en rappelle encore…) Je replace la canne dès le nouveau montage effectué. Une quarantaine de billes et une demi-heure plus tard, nouvelle touche, et là encore, de la puissance ! J’arrive à la faire tourner de son objectif : les arbres ! Après un combat robuste en pleine eau et sous la canne, elle entre dans l’épuisette. Ouf ! Le peson frôle la barre des vingt. Les poissons sont vraiment superbes, une très belle souche et les combats hors norme !La journée se termine avec la visite d’un amour blanc, qui lui aussi apprécie mes billes davantage que mes graines visiblement.


Petit débrief avec Nicolas – autour d’un coteaux-du-layon – et la nuit se passe calmement, hormis le ciel qui se déchaîne une nouvelle fois une grande partie de la nuit. Pour sûr, si tu aimes l’eau, EMLO t’en donnera !Le mercredi matin, réveil matinal par un joli poisson avec une robe d’une belle écaillure, puis rien de la journée.

 

Le soir nous avons accueilli Nicolas Grenet et Nathalie, sa compagne, pour un petit repas champêtre autour d’une belle quiche… Une petite visite du patron pour sa tournée et c’est l’heure d’aller au lit. Mais on eut la visite d’un amour blanc juste avant de se coucher, afin d’avoir une bonne odeur de mucus pour la nuit ! Mdr ! Madame a apprécié…

 

La dernière nuit est tout aussi calme que les deux précédentes : elles ont de l’éducation, elles nous laissent dormir tranquille.Jeudi matin nous attaquons de plier et charger le matériel, lorsque la canne du poste 2 interrompt les opérations. J’avais serré la bobine du TS mais ma surprise est de la voir tourner quand je prends la canne, et là, de nouveau, un poisson tout en puissance qui me met la misère…rentre au terrier ! Cela me mit un peu plus les boules et a beaucoup fait rire Nicolas Sauron quand je lui ai raconté mon nouvel échec.

 

En bref, si vous voulez passer un moment agréable, en pleine campagne, dans un silence à peine troublé par les cloches des vaches (et les mouches qui vont avec !), allez du côté des étangs EMLO.

 

Ceci conclut notre séjour à EMLO, en remerciant pour l’accueil qui nous a été réservé. Merci Nicolas et à bientôt.

 

FREDERIC POURCHER